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Prophétie

« Nous les vivants, restés pour l’avènement » et « je viens bientôt » (1 Thessaloniciens 4 ; 1 Corinthiens 7 ; Apocalypse 1 et 22)

Saint Paul écrivant ses épîtres, vision d'artiste attribuée à Valentin de Boulogne (vers 1618-1620).
Vision d’artiste Saint Paul écrivant ses épîtres, vision d'artiste attribuée à Valentin de Boulogne (vers 1618-1620). — Attribué à Valentin de Boulogne, Wikimedia Commons · Domaine public

⊘ Ne s’est pas réalisé tel qu’écrit

Écrit 1 Thessaloniciens vers 50 ; 1 Corinthiens dans les années 50 ; Apocalypse vers 95–96, sous Domitien selon la tradition ; 1 Thessaloniciens vers 50, lettre de Paul ; Apocalypse fin du Ier s., souvent vers 95–96 (minorité : vers 66) selon les historiens. Événement : après 64 (mort de Paul) → IIe s. (2 Pierre répond aux « moqueurs »).

Voir cette fiche en entier : sources, objections, réponses

En bref

L’annonce. L’apôtre Paul, vers 50 apr. J.-C., écrit « nous les vivants, restés pour l’avènement » et dit que « le temps est court ». Le livre de l’Apocalypse, vers 95, fait dire à Jésus : « je viens bientôt ».

Ce qui s’est passé. Paul meurt à Rome, sans doute peu après 64, sans avoir vu ce retour. Plus tard, une lettre de la Bible, la deuxième de Pierre, cite déjà des gens qui demandent : « Où est la promesse de son avènement ? ». Près de deux mille ans après, le retour annoncé n’a pas eu lieu.

Ce qui reste discuté. les croyants répondent que « devant le Seigneur, un jour est comme mille ans » et que ce « nous » désigne tous les croyants, alors que les sceptiques y voient une attente déçue que cette réponse rend impossible à démentir.

Ce qui étonne

Le Nouveau Testament contient lui-même l’objection : 2 Pierre cite des moqueurs qui demandent où est la promesse, puisque « les pères sont morts », et répond qu’un jour est comme mille ans. Le retard faisait déjà question chez les premiers chrétiens.

Principale objection

Paul se compte parmi ceux qui seront encore en vie à l’avènement (« nous les vivants, restés », 1 Th 4:15, 17 ; « nous ne mourrons pas tous », 1 Co 15:51) et règle même le mariage et les biens sur l’imminence (« le temps est court », 1 Co 7:29-31). Il attendait la fin de son vivant, et il est mort (lecture d’Ehrman : la fin attendue « du vivant des apôtres »).

Le texte (Louis Segond 1910)

Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur: nous les vivants, restés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

1 Th 4:15-17

Voici ce que je dis, frères, c’est que le temps est court; que désormais ceux qui ont des femmes soient comme n’en ayant pas, ceux qui pleurent comme ne pleurant pas, ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas, ceux qui achètent comme ne possédant pas, et ceux qui usent du monde comme n’en usant pas, car la figure de ce monde passe.

1 Co 7:29-31

Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’il a fait connaître, par l’envoi de son ange, à son serviteur Jean, lequel a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ, tout ce qu’il a vu. Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites! Car le temps est proche.

Ap 1:1-3

Sources