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Prophétie

La chute de Ninive (Nahoum)

Tablette babylonienne de la chute de Ninive (BM 21901, British Museum), écrite par les vainqueurs.
Objet archéologique Tablette babylonienne de la chute de Ninive (BM 21901, British Museum), écrite par les vainqueurs. — Photo : Zunkir, Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0

◐ Écrit peu avant ou au moment des faits : on ne peut pas trancher

Écrit vers 663–650 av. J.-C. selon la tradition ; vers 626–612 av. J.-C. selon les historiens. Événement : été 612 av. J.-C..

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En bref

L’annonce. Le prophète Nahoum, dans le livre qui porte son nom, vers 663–650 av. J.-C. selon la tradition (vers 626–612 selon les historiens), annonce que Ninive, la capitale de l'Assyrie, sera détruite sans remède.

Ce qui s’est passé. En 612 av. J.-C., les Babyloniens et les Mèdes assiègent Ninive pendant trois mois, la pillent et la « transforment en tas de ruines ». C'est une chronique écrite par les vainqueurs eux-mêmes qui le raconte. Ninive ne redevient jamais une capitale.

Ce qui reste discuté. si le texte date des années 620–612 av. J.-C., l'effondrement de l'Assyrie était déjà visible, et prévoir sa chute ne demandait pas de connaissance particulière de l'avenir.

Ce qui serait frappant si le texte date d’avant

Si Nahoum écrit vers 663–650 av. J.-C., comme le veut la tradition, l’Assyrie vient d’écraser l’Égypte : annoncer la ruine de sa capitale allait contre toute évidence. Les historiens placent plutôt le texte vers 626–612, quand l’empire vacillait déjà.

Principale objection

Si Nahoum date des années 620–612 (position critique fréquente), l’effondrement assyrien était déjà visible : révolte de Babylone dès 626, prise d’Assur par les Mèdes en 614. Prévoir la chute ne demandait alors aucune révélation.

Le texte (Louis Segond 1910)

Oracle sur Ninive. Livre de la prophétie de Nahum, d’Elkosch.

Na 1:1

Tous ceux qui te verront fuiront loin de toi, Et l’on dira: Ninive est détruite! Qui la plaindra? Où te chercherai-je des consolateurs? Es-tu meilleure que No-Amon, Qui était assise au milieu des fleuves, Entourée par les eaux, Ayant la mer pour rempart, La mer pour murailles? L’Éthiopie et les Égyptiens innombrables faisaient sa force, Puth et les Libyens étaient ses auxiliaires. Et cependant elle est partie pour l’exil, elle s’en est allée captive; Ses enfants ont été écrasés au coin de toutes les rues; On a jeté le sort sur ses nobles, Et tous ses grands ont été chargés de chaînes.

Na 3:7-10

Sources