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Prophétie

« Ils ont percé mes mains et mes pieds… ils tirent au sort ma tunique » (Psaume 22)

Le Christ crucifié, vision d'artiste de Diego Velázquez (vers 1632, Prado) : la crucifixion que les évangiles racontent avec les mots du Psaume 22.
Vision d’artiste Le Christ crucifié, vision d'artiste de Diego Velázquez (vers 1632, Prado) : la crucifixion que les évangiles racontent avec les mots du Psaume 22. — Diego Velázquez, Wikimedia Commons · Domaine public

● Écrit avant, selon les historiens

Écrit vers 1000 av. J.-C. (David, selon le titre du psaume) selon la tradition ; date de composition incertaine, entre l’époque monarchique et l’époque perse ou hellénistique selon les historiens. Événement : crucifixion de Jésus sous Ponce Pilate, 7 avril 30 ou 3 avril 33.

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En bref

L’annonce. Le Psaume 22, attribué au roi David (vers 1000 av. J.-C.) et de date incertaine selon les spécialistes, est la prière d'un homme abandonné et encerclé : « … mes mains et mes pieds » (mot incertain : « ils ont percé » selon un manuscrit ancien et la traduction grecque ancienne, « comme un lion » selon le texte hébreu traditionnel) ; « ils tirent au sort ma tunique ».

Ce qui s’est passé. Jésus est crucifié sous Ponce Pilate, en 30 ou 33 apr. J.-C., ce qu'attestent aussi des historiens non chrétiens. Les évangiles racontent sa mort avec les mots du psaume : le cri « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » et ses vêtements tirés au sort. Ces détails ne sont rapportés que par les évangiles.

Ce qui reste discuté. la tradition juive lit ce psaume comme la prière de David ou d'Israël en détresse, non comme une prédiction ; le lien avec la croix est une lecture du Nouveau Testament, et le mot « percé » lui-même est incertain.

Pourquoi c’est frappant

Lu par les chrétiens comme l’annonce de la crucifixion, le psaume réunit abandon, moqueries, mains et pieds atteints, vêtements tirés au sort. La crucifixion de Jésus est attestée hors des évangiles ; les détails communs ne le sont que par eux, et le verbe reste discuté.

Principale objection

Ps 22:17 est un crux textuel : le texte massorétique lit « comme un lion, mes mains et mes pieds », que Rashi et Kimhi expliquent ainsi. La forme verbale de Nahal Hever et de la Septante signifie d’abord « creuser » ; son sens exact est débattu — Aquila et Symmaque comprennent « lier », et Jérôme selon l’hébreu « vinxerunt ».

Le texte (Louis Segond 1910)

Mon Dieu! Mon Dieu! Pourquoi m’as-tu abandonné, Et t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes?

Ps 22:2

Car des chiens m’environnent, Une bande de scélérats rôdent autour de moi, Ils ont percé mes mains et mes pieds.

Ps 22:17

Ils se partagent mes vêtements, Ils tirent au sort ma tunique.

Ps 22:19

Sources