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Prophétie

« Tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts » (Psaume 16:10)

Pierre et Jean courent au tombeau le matin de Pâques, vision d'artiste d'Eugène Burnand (1898, musée d'Orsay).
Vision d’artiste Pierre et Jean courent au tombeau le matin de Pâques, vision d'artiste d'Eugène Burnand (1898, musée d'Orsay). — Eugène Burnand, Wikimedia Commons · Domaine public

● Écrit avant, selon les historiens

Écrit vers 1000 av. J.-C. (David, selon le titre) selon la tradition ; date de composition incertaine (époque monarchique à hellénistique) selon les historiens. Événement : proclamation de la résurrection, dès 30 ou 33 apr. J.-C..

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En bref

L’annonce. Le Psaume 16, attribué à David (vers 1000 av. J.-C.) et de date incertaine selon les spécialistes, exprime la confiance de celui qui prie : « tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts ».

Ce qui s’est passé. Après l'exécution de Jésus, en 30 ou 33 apr. J.-C., ses disciples proclament qu'il est ressuscité le troisième jour, et les Actes des apôtres font citer ce psaume par Pierre. L'historien romain Tacite atteste que le mouvement, loin de s'éteindre, a repris. La résurrection elle-même échappe à la vérification historique.

Ce qui reste discuté. dans son contexte, celui qui prie demande à être préservé de la mort, et rien n'y annonce clairement une résurrection après la mort.

Pourquoi c’est frappant

Le mouvement a survécu à la mort de son fondateur en le proclamant ressuscité, et les premiers chrétiens ont lu ce psaume comme l’annonce de ce retour. C’est une relecture : le psalmiste dit d’abord sa confiance d’être gardé de la mort.

Principale objection

Dans son contexte, le psalmiste exprime sa confiance d’être préservé de la mort ; Kimhi le lit comme l’âme du juste que Dieu n’abandonne pas au séjour des morts. Rien n’y annonce une résurrection après la mort.

Le texte (Louis Segond 1910)

Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption.

Ps 16:10

Sources