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Prophétie

« Ils tourneront les regards vers celui qu’ils ont percé » (Zacharie 12:10)

Le Coup de lance (vers 1620, KMSKA, Anvers), vision d'artiste de l'atelier de Rubens : le soldat perce le côté de Jésus (Jn 19:34), que Jean relie à Za 12:10.
Vision d’artiste Le Coup de lance (vers 1620, KMSKA, Anvers), vision d'artiste de l'atelier de Rubens : le soldat perce le côté de Jésus (Jn 19:34), que Jean relie à Za 12:10. — Antoine van Dyck selon la notice du KMSKA d'Anvers (tableau longtemps attribué à Rubens), Wikimedia Commons · Domaine public

● Écrit avant, selon les historiens

Écrit vers 520–480 av. J.-C. (Zacharie) selon la tradition ; Za 9–14 souvent daté des IVe–IIIe s. ; terminus : Ben Sira, vers 180 av. J.-C. selon les historiens. Événement : crucifixion, 30 ou 33 apr. J.-C. (le regard et le deuil restent futurs selon Ap 1:7).

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En bref

L’annonce. Le prophète Zacharie (vers 520–480 av. J.-C. selon la tradition, aux IVe–IIIe siècles av. J.-C. selon beaucoup de spécialistes) annonce que les habitants de Jérusalem « tourneront les regards vers celui qu'ils ont percé » et le pleureront.

Ce qui s’est passé. Seul l'Évangile de Jean raconte qu'un soldat perça d'une lance le côté de Jésus crucifié, en 30 ou 33 apr. J.-C., et il cite aussitôt ce verset. Le retournement de Jérusalem et le grand deuil ne se sont pas produits : le Nouveau Testament lui-même les place lors d'une venue future.

Ce qui reste discuté. le coup de lance n'est rapporté que par Jean, qui bâtit son récit autour du verset, et la tradition juive lit le texte comme le deuil d'Israël pour ses propres morts.

Pourquoi c’est frappant

Un personnage percé puis pleuré par toute une ville est rare dans la Bible hébraïque. Les chrétiens y lisent le coup de lance au côté de Jésus, que seul Jean rapporte ; la conversion de Jérusalem annoncée reste à venir, selon le Nouveau Testament lui-même.

Principale objection

Le coup de lance n’est rapporté que par Jean, qui cite immédiatement Za 12:10 et un autre texte (« aucun de ses os ne sera brisé », Jn 19:36) : le récit est explicitement construit pour montrer l’accomplissement.

Le texte (Louis Segond 1910)

Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem Un esprit de grâce et de supplication, Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né.

Za 12:10

Sources